Togo : la Plateforme Industrielle d’Adétikopé devient l’actionnaire majoritaire du MIFA

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L’investissement privé est le modèle de financement le plus prisé aujourd’hui par le Togo. En s’engageant le 16 juin dernier à céder tout ou une partie de ses actions dans le capital du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) au secteur privé, le gouvernement togolais sous le leadership du Président de la République, visait à renforcer les défis rencontrés dans la mise en œuvre du mécanisme en matière de financement de l’agriculture en particulier la focalisation sur les filières prioritaires et l’amélioration des revenus des acteurs. Des propositions d’offres ont été dès lors formulées parmi lesquelles la société de droit togolais, la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).

Trois (03) semaines après, le gouvernement passe à la phase finale. A l’issue de l’habituel Conseil des Ministres d’hier mercredi, le gouvernement a adopté un projet de décret fixant les modalités et le prix de cession par l’Etat d’une partie de sa participation dans le capital social de la société “Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) SA”. En se tablant sur les formulations et l’avis de la Commission d’évaluation des privatisations (COMEP), l’Etat togolais a fixé à travers ce décret, le prix de cession de seulement une partie de sa participation dans le capital social de la société “Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) SA”. Ainsi, après cette fixation, la société de droit togolais “PIA” a été retenue pour son offre et deviendra du coup l’actionnaire majoritaire du MIFA SA.

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Rien d’officiel n’a filtré sur le coût d’une telle opération. Mais l’ambition restera la même : renforcer le volume de financement alloué au secteur et surtout poursuivre la professionnalisation des filières agricoles en structurant les chaînes de valeur, mais en développant davantage des produits assurantiels et technologiques innovants et adaptés. D’ailleurs aux côtés de la société “PIA”, la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC) restera actionnaire et l’Etat détiendra 43,5% du capital social du MIFA SA. Ce n’est alors pas un désengagement total. Car, “la position de l’Etat lui permettra d’être pleinement associé à la gouvernance du MIFA SA”, a précisé le compte rendu du conseil des ministres avant d’informer : “(…) le président du Conseil d’administration sera désigné sur proposition de l’Etat togolais”.

“Cette vocation de l’Etat à ne perdurer dans l’actionnariat d’une structure comme le MIFA est une bonne chose. C’est la preuve que le Chef de l’Etat fait confiance à l’investissement privé”, a réagit aussitôt Edem AYI, jeune entrepreneur basé au Togo. Fondé sur le partage des risques, le MIFA permet à l’État et à ses partenaires de se porter garants des producteurs, rassurant ainsi les banques afin qu’elles acceptent d’accorder des financements aux exploitations agricoles. En trois années, il a permis de financer plus de 200 000 acteurs du secteur agricole et 1450 coopératives à hauteur de 14 milliards FCFA par une dizaine de banques et institutions financières, et plus de 274 000 emplois directs et indirects ont été créés.

La Rédaction

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