Programme GBESSOKE au Bénin : WADAGNI signe l’appui de la Banque mondiale

Le programme national de filet de protection sociale GBESSOKE initié par le gouvernement béninois reçoit un soutien de taille. Il s’agit de la Banque mondiale qui a décidé de décaisser au profit dudit programme la somme de 100 millions de dollars, soit 61 milliards de Francs CFA. L’accord de financement a eu lieu, le mardi 11 avril 2023, entre le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des finances, Romuald Wadagni, et l’institution bancaire. La cérémonie de signature a connu la présence de Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Coralie Gevers, directrice des opérations pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo ; et Atou Seck, Représentant résident de la Banque au Bénin. C’était en marge des réunions de printemps qui se tiennent à Washington.

C’est une bonne nouvelle pour les ménages pauvres du Bénin. Après l’annonce de la décision de la Banque mondiale visant à accorder 61 milliards de Francs CFA au Bénin dans le cadre de la mise en œuvre du programme de filet de protection sociale GBESSOKE, l’acte juridique liant les deux parties est désormais posé.

Le programme ambitionne de « mettre aux normes et d’augmenter le nombre des infrastructures destinées à la délivrance des services et prestations sociaux ». Plus précisément, il s’agit de la transformation des Centres de Promotion Sociale en Guichets uniques de protection sociale pour améliorer l’offre de services d’identification complémentaire, d’insertion au registre social unique, l’information et l’accès à tous les produits. Ces actions soulageront les populations de tracasseries et des peines pour accéder aux services d’action sociale ». Il devra aussi « soutenir la capacité productive et d’autonomisation des ménages pauvres extrêmes et ceux victimes des chocs covariants, pour leur relèvement économique à travers l’appui et l’accompagnement pour un développement humain holistique (viabilité économique, sanitaire et éducative) ». Il s’agit plus particulièrement de promouvoir l’inclusion économique des couches vulnérables en facilitant leur contribution à la constitution de la richesse nationale. Le programme aura aussi à favoriser la mise en œuvre de l’économie solidaire intégrant les activités génératrices de revenus, l’éducation financière et les microcrédits.

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« GBESSOKE » ou « porter haut » en langue yoruba vient en complément aux quatre volets (assurance maladie, formation, micro-crédit et retraite) en cours d’opérationnalisation sous le projet ARCH, et impactera à terme, près de 3 millions de personnes vulnérables. Il vient renforcer les efforts du Gouvernement visant l’amélioration des conditions de vie de nos populations.

Pour rappel, au Bénin, près de 85 % de la population active travaille dans l’économie informelle, ce qui la rend très vulnérable aux chocs, tandis qu’un peu plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 3,20 $ par jour. Malgré les efforts déployés, les dépenses publiques consacrées aux programmes d’assistance sociale restent faibles, à hauteur de 0,05 % du PIB. En raison de sa grande vulnérabilité aux chocs, y compris aux chocs climatiques, le Bénin a besoin d’un programme de protection sociale adaptatif capable de s’étendre pour améliorer la résilience des ménages et de les soutenir en cas de chocs.

D.T.H

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