Pétrole : le Bénin veut tirer le maximum des retombées de son potentiel

Le Ministre de l’eau et des mines, Samou Adambi a confirmé lors de son grand oral sur la télévision nationale que, le sol béninois regorge bel et bien du pétrole. Il a également fait savoir que l’objectif est de tirer le maximum de retombées de cette ressource minière.

Le Ministre est affirmatif. « Oui, nous avons du pétrole ! Cette question m’a été posée mille (1000) fois, je réponds toujours que nous avons du pétrole ». Pour lui, le plus important est que l’exploitation du pétrole dans notre pays ait d’importantes retombées. « Nous cherchons des opérateurs vraiment capables de nous accompagner réellement à tirer le maximum de retombées : que ce soient les emplois, la technologie et la manne financière. Nous sommes en train d’analyser les manifestations d’intérêt et les attentes du Bénin pour voir qui répond le mieux aux attentes du Bénin. Nous devons avoir la garantie que l’exploitation qui va être faite sera bénéfique au Bénin », a-t-il laissé entendre.

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Entre 1982 et 1990, le Bénin a été un pays producteur de pétrole avec un rendement marginal de 8000 barils par jour obtenus sur le bloc Sèmè, au large de la ville de Sèmè-Podji, non loin de la frontière maritime avec le Nigeria. Un résultat obtenu au bout de plusieurs campagnes d’exploration menées en offshore au cours de la seconde moitié des années 1970.

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Procédant à une brève historique de la production pétrolière béninoise, le Ministre Adambi a rappelé qu’entre 1982 et 1986, la production a été assurée par la société norvégienne Saga Petroleum, dans le cadre d’un contrat de service signé avec l’Etat béninois. Mais, à partir de 1986, le contrat fut transféré à la société américano-suisse Panoco. « Pour financer son budget, le pays dépendait de plus en plus des recettes issues de la commercialisation de son pétrole. Les prêts qui étaient consentis par les acteurs de la finance internationale étaient garantis par l’huile. Cependant, l’accord avec Panoco a volé en éclats au bout de trois ans lorsque les prêts accordés au Bénin ont été gelés parce que la société ne pouvait pas fournir de déclarations et de capacités financières satisfaisantes », a-t-il fait savoir.

Cette situation a contraint le Bénin à reprendre le contrôle de la production. Cependant, l’entreprise a très vite échoué à cause du manque de capacités opérationnelles et techniques, car la production était raffinée à l’étranger, et non pas consacrée à la satisfaction de la demande intérieure. Mais en 2006, avec l’arrivée au pouvoir du président Boni Yayi, le Bénin a entrepris, comme plusieurs autres pays africains alors, des travaux dans l’amont pétrolier afin d’attirer des investissements dans l’exploration.

Florent AHOTONDJI

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