UMOA- Titres : Retour en force du Niger

(Niger)- Vendredi 26 avril dernier, l’Etat du Niger a fait sa rentrée 2024 sur le marché régional des titres publics de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA). Le pays a clôturé son opération par une levée de 457, 99 milliards FCFA.

Sous embargo sur ce marché financier en conséquence aux sanctions de l’UEMOA après le coup d’Etat du 26 juillet 2023, l’Etat du Niger renoue avec les emprunts après 11 mois d’absence. Le Trésor public du pays est intervenu par l’émission de Bons et Obligations Assimilables du Trésor de maturité initiale 364 jours, 3 ans et 5 ans aux taux d’intérêt respectifs de 6,30% et 6,50%. L’objectif initial est de 420 milliards FCFA. Les titres du Niger ont suscité l’engouement chez les intérêts de la région.

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Les offres des investisseurs s’établissaient à 457,99 milliards FCFA. Le taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions est de 109,29% . Aucune soumission n’a été rejeté par le Trésor public pour cette opération de retour. Le taux d’absorption est donc de 100%. Les soumissions totales pour les bons à 364 jours ont atteint 304,6 milliards FCFA, nettement supérieures à celles des obligations à plus long terme, qui ont mobilisé 122,3 milliards FCFA pour les 3 ans et 31 milliards FCFA pour les 5 ans.

Cette configuration révèle les tendances du marché où les investisseurs montrent une certaine prudence, préférant des placements à court terme. Les conséquences de cette prudence se manifestent sur les rendements exigés dès l’émission. Le rendement moyen pondéré des bons à 364 jours a atteint 9,30% tandis que celui des obligations à 3 ans s’élève à 9,35% et à 8,68% pour celles à 5 ans. Des chiffres suggèrent une compensation pour la liquidité et une perception accrue du risque à plus court terme, d’autant  plus  que les rendements exigés par les investisseurs au Niger demeurent nettement supérieurs à ceux observés dans d’autres pays de la région.

Les ressources collectées serviront à financer les dépenses budgétaires du pays qui était tombé dans des impayés alors sous les sanctions de l’UEMOA.

Aboudou DIARRA

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