Mali : un nouveau souffle pour l’économie locale

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé lors de son sommet tenu à Accra, le dimanche 03 juillet 2022, de lever une partie des sanctions économiques imposées au Mali.

Sanctionné en janvier 2022 pour défaut de chronogramme raisonnable de retour à l’ordre constitutionnel, le Mali est à nouveau, suite à la proposition de calendrier de la junte militaire au pouvoir, ouverte aux échanges commerciaux avec les pays de la CEDEAO. En effet, les deux dates clé (une élection présidentielle en février 2024, un référendum constitutionnel en mars 2023 et des législatives entre octobre et novembre 2023) prises par la junte pour un retour à l’ordre constitutionnel ont permis aux dirigeants de la CEDEAO de lever partiellement les sanctions économiques qui pesaient sur Bamako.

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Joint par RFI, a la suite de cette décision de la CEDEAO, l’économiste Modibo Mao Makalou, a estimé que la réouverture des frontières va vraiment permettre d’améliorer les conditions de vie des Maliens qui pourront à nouveau commercer avec l’ensemble des pays de la CEDEAO et l’extérieur. « Vous savez que nous avons une diaspora importante au sein de la CEDEAO. 90 % de la diaspora malienne vit dans les pays membres de la CEDEAO », a-t-il indiqué précisant que cette décision aura des conséquences immédiates et va soulager rapidement l’économie malienne.

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Notons que suite à la fermeture des frontières avec Bamako, l’économie malienne a perdu deux points de croissance durant les six mois de sanctions. Un fait qui avait amené la Banque mondiale à donner l’alerte dans sa dernière note : « Si les sanctions venaient à durer deux trimestres ou plus, l’économie malienne est susceptible de retomber en récession en 2022 ». Ainsi, pour renouer avec son programme défini en 2019 dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement, la Banque mondiale recommande à l’État malien, après la levée des sanctions, de s’attaquer aux causes profondes de la fragilité du pays, à savoir les lacunes dans la fourniture de services de base et la gouvernance.

Alassane KEITA

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