ISSD/Afrique : le Burkina bénéficie de 3,87 milliards FCFA de report de dette du Club Paris

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Dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD), la France a signé il y a peu avec le Burina Faso, un amendement à l’accord intergouvernemental relatif au report de dette du pays. Par cet accord, le pays disposera de ressources complémentaires pour financer la reprise de ses activités économiques.

Nouvel report de dette pour le Burkina Faso. La France a signé jeudi 4 novembre 2021, dans le cadre de la seconde extension de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du Club Paris, un accord de suspension de dette correspondant à 5 904 406,93 d’euros soit 3 873 036 884,46 FCFA, en faveur du pays pour la relance économique sur une période de cinq ans, avec un différé au 15 juin 2023.

Cette seconde extension de l’ISSD dont bénéficie le Burkina Faso était prévue par les membres du Club de Paris et le G20 pour la période du 1er juillet au 1er décembre 2021, afin de permettre aux pays vulnérables éligibles de disposer de ressources financières pour faire face aux besoins de financement importants dû à la pandémie du Covid-19. Depuis son lancement en mai 2020, ce système de report de dette a permis au pays des hommes intègres de bénéficier au total d’une suspension de 11 568 222 159 FCFA, soit environ 17 635 639 Euros auprès de la France.

Pour sa première demande auprès du Club de Paris, le Burkina Faso avait eu un report d’un montant de 5 828 284,47 euros (3 823 103 996 FCFA) et une première extension de l’ISSD, correspondant à 5 902 948,35 euros (3 881 483 687,54 de FCFA), sur une période de cinq ans, avec un différé d’une année. Selon la Banque mondiale, l’ISSD devrait permettre au Burkina Faso, entre mai 2020 et décembre 2021 de bénéficier d’un potentiel d’économie de 32,7 M USD, soit 0,2% du PIB.

Notons que l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du Club Paris vise à répondre de manière concrète à la demande des ministres africains des Finances, sous l’égide de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies, puis reprise par la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI). Son objectif est de permettre à ces pays de consacrer les ressources financières, ainsi libérées, à la lutte contre l’impact de la pandémie et l’augmentation des dépenses sociales.

Ronie Floride AGAMMA

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