Finance verte : la 6ème conférence internationale ouverte à Cotonou

Placée sous le thème « Contribution du secteur privé africain à la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le Climat », la 6e édition de la Conférence internationale sur la finance verte, du Fond africain de garantie, traitera du double enjeu du financement et de la transition à l’économie verte. Elle a réuni à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, d’importants acteurs tant privé qu’étatique.

Accompagner les banques dans le financement des projets verts. C’est le nœud central autour duquel se déroulera cette 6e édition de la Conférence internationale sur la finance verte. Selon Jules Ngankam, Directeur général du Fond africain de garantie, les projets verts ont beaucoup de difficulté d’accès au financement comparé au financement des projets classiques. « Le financement vert, aujourd’hui, est capital pour le développement du continent africain et les privés doivent s’y intéresser. C’est la raison pour laquelle on essaie d’intéresser les banques à mieux comprendre ce type de risques, car les projets verts ne sont pas plus risqués que les projets classiques », a-t-il souligné précisant que la transition à l’économie verte est déjà d’actualité et qu’il ne reste qu’à décider du délai de cette transition.

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« Aujourd’hui, quand on est un pays pauvre et qu’on a la pression de sa population pour fournir de l’électricité, la tentation pour la centrale au fuel lourd est malheureusement forte », a estimé le Ministre d’État chargé de l’économie et des finances, Romuald WADAGNI a  l’occasion de son allocution d’ouverture de la conférence. A l’en croire, il faut poser la problématique de la transition sur la table, car les États africains ne peuvent pas passer directement d’une énergie fuel lourd au solaire avec tous les éléments de stockage, qui leur reviendra plus cher, plus que du double. Il y a donc une nécessité de passage à une centrale à gaz qui est mieux que le fuel en guise de phase de transition. Mais, malheureusement, déplore le Ministre, prenant en exemple la construction d’une centrale à gaz au Bénin, « aujourd’hui encore, on a du mal pour avoir un financement pour cette étape de transition ». « Soit, on aura des dirigeants qui vont rester dans le tout polluant, ou des dirigeants qui n’investireront pas. Or, l’Afrique a besoin d’investir. Et sans énergie, on ne peut rien avoir », s’est-il plaint invitant l’assistance à faire le plaidoyer pour une vraie stratégie de transition.  « Ce n’est pas le financement qui manque, mais c’est de permettre aux gens d’avoir conscience de ces investissements qui sont éligibles à ces financements verts, d’avoir conscience des chemins pour avoir accès à ces investissements, et on aura la matérialisation des résultats concrets pour l’atteinte des objectifs.

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La conférence sera suivie d’un atelier de formation qui se déroulera du 06 au 08 juillet 2022 à Ouidah, au profit des chefs de départements risque, crédit, opérations et exploitation de banques. Il s’inscrit dans l’objectif global de renforcer les capacités des institutions financières afin de financer les projets verts dans un environnement moins risqué.

Sandric DIKPE

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