Situation au Burkina Faso : La lecture du FMI, un décaissement accordé  

(FEC) – Au terme de la première revue de l’accord de Facilité Elargie de Crédit (FEC) de deux ans, conclu en septembre 2023, le Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé ce 14 juin 2024, un décaissement immédiat pour le Burkina Faso.

19,4 milliards FCFA, c’est l’enveloppe financière dont bénéficiera le Burkina Faso actuellement en transition sous le Capitaine Ibrahim TRAORE. Cette allocation intervient trois mois après un premier du même montant. Face aux défis sécuritaires, l’insécurité alimentaire et les effets néfastes du changement climatique, il urge de soutenir le Burkina Faso pour sa stabilité économique.

Au cours de la revue, le FMI a constaté une performance positive de l’accord de FEC. ‘’Tous les critères de réalisation quantitatifs, tous les objectifs indicatifs sauf un et la plupart des repères structurels de la première revue ont été respectés ; certains repères structurels ont été mis en œuvre avec retard. Les autorités progressent dans leurs efforts d’assainissement budgétaire, leurs réformes structurelles et leurs mesures de gouvernance budgétaire, ainsi que la création d’un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires”, indique le communiqué de l’institution de Bretton Woods.

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Le FMI affirme une évolution de la croissance économique qui est passée de 1,8% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2022 pour atteindre 3,6%. Cette accélération est ‘’soutenue par un rebond de la construction et l’expansion du secteur tertiaire”. Pour 2024, avec les efforts d’amélioration de la situation sécuritaire, la croissance est projetée à 5,5%.

Par ailleurs, le déficit budgétaire global a chuté à 6,7 du PIB en 2023 contre 10,7% en 2022. Cet état de chose est dû aux efforts de mobilisation des recettes et de contrôle des dépenses publics. Le déficit budgétaire devrait encore se réduit à mesure que les efforts de consolidation se poursuivent dans le cadre du programme soutenu par la FEC.

Le FMI effleurant l’annonce du retrait du Burkina Faso, a réaffirmé que son engagement en faveur de  son adhésion à l’UEMOA ‘’ devrait contribuer à soutenir la stabilité économique nationale et régionale”.

Pour relever les défis de développement, le Burkina Faso mise sur les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des mines.

Djibril COULLIBALY

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