Cotonou : de nouveaux marchés urbains fin prêts  

Au Bénin, les travaux de construction des neuf marchés urbains modernes dans la ville de Cotonou sont presque à terme pour une livraison imminente. D’un coût total de 32 milliards de F CFA, ils visent à améliorer les conditions des femmes des marchés et à favoriser leurs activités économiques.

D’une charpente métallique aux allures pyramidales, des coups de perles, de truelles et de pinceaux, les derniers réglages sur les chantiers de constructions des marchés urbains modernes à Cotonou se poursuivent.

Lancés le 12 décembre 2019 par le gouvernement pour un montant total de 32 milliards de F CFA, les infrastructures font partie d’un premier lot, du vaste projet de construction de 35 marchés urbains et régionaux dans le cadre du  Programme d’Actions du Gouvernement. Entièrement modernes, les neufs marchés de cet investissement à savoir PK3, Tokplégbé, Aidjèdo, Gbégamey, Ménontin, Wologuèdè, Cadjèhoun, Midombo et Sainte trinité sont à un niveau d’achèvement des travaux très avancés, selon un reportage de l’Office nationale de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB). « Nous avons un taux d’avancement de près de 80%. Comme vous l’avez vu, les gros travaux sont presque terminés ou en phase de finition », a déclaré Fabrice Babatoundé, chef projet des marchés urbains sur le site de Wologuèdè.

Promesse gouvernementale…

Le projet de construction de ces marchés modernes vise essentiellement à améliorer les conditions des femmes des marchés et à favoriser leurs activités économiques. Il se présente comme un appui, au grand marché de Dantokpa qui connaît, des problèmes de sécurité, de salubrité, en particulier du côté de la lagune ou des canaux d’écoulement des eaux. Ce qui n’est pas le cas de ces nouveaux marchés qui eux, sont réalisés de sortes à offrir plus de commodités, de capacités d’accueils, d’espaces de vente bien aménagés pour satisfaire les commerçantes et revendeuses de Cotonou et ses environs. « La structuration va permettre de fructifier la circulation, d’avoir des zones qui sont clairement identifiées selon la nature des produits à commercialiser, les services et autres », a rappelé l’architecte Jean-Luc Angelo.

Des étalages de vente de légumes, oignons, tomates, gombos, de boucheries, poissonneries, boutiques, restaurants, garderies, infirmeries et même d’une administration…, tout est prévu pour offrir des espaces modernes aux commerçants et aux usagers. Ce qui permettra de renforcer le développement du commerce mais dans des conditions optimales, sanitaires les plus exigeantes. Un atout essentiel à la stabilité macroéconomique du pays.

Quid de la sécurité….

De par leur architecture de hall et d’échelle, ces infrastructures commerciales, marchandes en cours d’achèvement répondent aux normes modernes et de sécurité en la matière. D’après l’architecte Jean-Luc Angelo, l’aménagement est fait de façon organisée afin de limiter les risques même s’ils sont fortement encadrés par l’architecture. « Nous sommes dans ce qu’on appelle, un établissement recevant du public et la premières des règles, c’est de s’assurer que toutes les personnes qui y seront, soient secourues ou être capable de sortir des bâtiments quel que soit le type de sinistres qui intervient », a-t-il précisé.

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En ce qui concerne le cas des personnes handicapées, le spécialiste de la construction assure que ces marchés modernes disposent pour la plupart de rez-de-chaussée, aménagé de façon à ce que les personnes en béquilles ou fauteuils roulants puissent avoir accès aux locaux sans grandes difficultés.

Ronie Floride AGAMMA

TRADUCTION DE LA VIDEO

Une charpente métallique aux allures pyramidales. Ici, la géométrie et les mathématiques se donnent la main pour sublimer. Résultats un espace commerciale digne du nom. Nous sommes dans les entrailles de l’un des marchés urbains en constructions à Cotonou. Celui de wologuèdè.

Une promesse gouvernementale devenue réalité.

Fabrice Babatoundé, chef projet marchés urbains : « A Cotonou, nous avons dans la première phase du projet, 9 marchés urbains qui ont quasiment tous le même type de structure architecturale fait principalement de charpente métallique. Nous avons de l’ossature métallique, une couverture métallique »

Dans la capitale économique, ces infrastructures commerciales, marchandes en cours d’achèvement répondent aux normes modernes en la matière.

Jean-luc Angelo, Architecte : « Omis Tokpa et Ganhi, pour la première fois récemment, vous avez des marchés qui sont vraiment structurées et réellement organisés selon des typologies des usages qui vont avoir lieu à l’intérieur. Il y a essentiellement deux typologie ; celui de hall comme on le voit ici et une typologie sous forme d’échelle comme vous avez pu le voir à pk3. Dans l’un comme l’autre des cas, l’aménagement est fait de façon organisée pour qu’on arrête un tout petit peu, le tohu-bohu et limitent les risquent qui sont fortement encadrés par l’architecture. La structuration va permettre de fructifier la circulation, d’avoir des zones qui sont clairement identifiées selon la nature des produits à commercialiser ».

Nous avons tenu compte des activités existantes aux marchés. C’est-à-dire toutes les étales primeurs de vente de légumes, oignons, tomates et gombos. Tous ces usagers auront leur place ici. L’objet principal de ces marchés, est d’offrir des espaces modernes aux usagers pour que le commerce de face dans des conditions optimales ; sanitaires les plus exigeantes. Désormais, nos marchés seront complètement assainis. L’étage au niveau supérieur est réservé aux produits de normes. Tous ce qui est manufacturés. Ces marchés sont ceinturés par des boutiques qui sont ouvertes sur l’extérieur. Ce qui fait que même la nuit, si le marché à l’intérieur est fermé, les boutiques peuvent être toujours fonctionnelles à l’extérieur et animé le quartier », chef de projet

 « Nous sommes dans ce qu’on appelle annuaire P : à savoir établissement recevant du public et la premières des règles, c’est de s’assurer que toutes les personnes qui  sont dans ce type de bâtiments-là, puissent être secourues, sortir des bâtiments quel que soit le type de sinistres qui intervient. Les accès en ce qui concerne le rez-de-chaussée a été aménagé de façon à ce que toutes les personnes handicapées que ce soient en béquilles ou fauteuils roulants puissent avoir accès à ses locaux », l’architecte

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Des boucheries, poissonneries, boutiques, restaurants et même une zone administrative, tout est prévu pour satisfaire les commerçantes et revendeuses de Cotonou.

«Vraiment, le gouvernement a dépensé de l’argent. Le président Patrice Talon est ingénieux. Il a rénové tous les marchés wologuèdé, tokplegbé. Nous sommes très contentes et reconnaissantes. Merci au président », Mihèmi Dossougouin, présidente du collectif des femmes des marchés de Cotonou.

Les travaux sont très avancés et l’annonce pour la réception de ces marchés est pour très bientôt.

« Nous avons un taux d’avancement de près de 80%. Comme vous l’avez vu, les gros travaux sont presque terminés ou en phase de finition. Nous pensons que si, nous arrivons à régler les problèmes d’approvisionnement, parce que vous n’êtes pas sans savoir que les difficultés du fret à l’international cause un tout petit peu de retard sur la livraison de certains équipement qui sont déjà commandés qui soient sont sur mer, ou sont un peu retardés. Ces 9 marchés sont très avancées et nous espérons pouvoir les livrés dans les prochaines semaines », chef de projet.

Révélé le Bénin, telle est l’ambition du président Patrice Talon. Une ambition affichée et réaffirmée qu’il concrétise dans tous les secteurs. Les marchés urbains viennent s’ajouter aux chapelets de réalisations à l’actif de son programme d’action

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