Niger : Reprise avec vigueur  des interventions de la Banque mondiale

(Banque mondiale au Niger)- Le Premier ministre du Niger ministre Ali Mahamane Lamine ZEINE a échangé ce 03 juillet 2024 avec une délégation de la Banque Mondiale conduite par Han FRAETERS représentant résident de l’institution.  L’annonce d’un décaissement de 606, 542 milliards FCFA (1 milliards dollars US) en soutien à la sécurité alimentaire dans le pays a été faite …

Le nouvel accord de 606, 542 milliards FCFA s’étendra sur les 12 prochaines années. Selon Han FRAETERS « le plus important maintenant, c’est la mise en œuvre du projet, car les fonds sont disponibles et la grande question est comment allé rapidement et comment les autorités vont mettre en œuvre ce projet pour avoir ces acquis pour la sécurité alimentaire de la population nigérienne » . Le décaissement est donc immédiat en vue d’assurer une transformation de l’économie du pays.

Cette annonce suit celle d’un décaissement de plus de 214 milliards de FCFA de la même institution, le 1er juillet 2024, pour soutenir les secteurs de l’agriculture et de l’élevage. Ce pan du secteur primaire emploie 80 % de la population active.  « La Banque mondiale a approuvé un financement destiné à soutenir les secteurs de l’agriculture et de l’élevage au Niger » peut-on lire dans le communiqué de la représentation de la Banque mondiale au Niger. Toujours selon la même représentation, ce montant est destiné au financement de la première phase du projet de modernisation de l’élevage et de l’agriculture. L’agriculture du Niger devrait se moderniser considérablement avec cet apport qui permettra un investissement dans « les technologies et innovations climato- intelligentes, des systèmes d’irrigation et des bonnes pratiques agricoles et pastorales ». L’agriculture représente près de 40 % du produit intérieur brut du Niger et emploie plus de 80 % de la population. Malheureusement, la faible performance du secteur place le pays dans la catégorie des pays les plus menacés par l’insécurité alimentaire au monde. Selon la Banque mondiale, avant la fin du projet bénéficiaire de son financement, « 5 millions de personnes devraient avoir renforcé leur sécurité alimentaire et nutritionnelle et 3 millions de personnes auront renforcé leur résilience aux risques climatiques ».

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Les discussions de la Banque mondiale avec Ali Mahamane Lamine ZEINE ont tourné autour des projets dans le domaine de la santé où beaucoup de fonds sont disponible pour le pays . « Enfin, on a eu un échange sur des infrastructures de résilience, un projet qui s’appelle PIDUREM qui a aussi beaucoup de fonds qui sont là avec beaucoup de réalisations d’infrastructures de résilience contre le changement climatique dans toutes les régions du pays, et comment est-ce qu’on peut vraiment accélérer la mise en œuvre de ce projet pour que les populations puissent voir les acquis et avoir une des plus grandes protections contre ces changements climatiques », a aussi ajouté Han FRAETERS.

La délégation de la Banque mondiale

Ainsi, les interventions de la Banque mondiale reprennent avec force. Suspendus depuis le 02 aout 2023 aux lendemains du coup d’Etat ayant débarqué le Président Mohamed BAZOUM, la reprise des décaissements de cette institution de Bretton Woodsavait été annoncée le vendredi 17 mai dernier pour relancer d’importants projets. Cette reprise des décaissements s’explique par l’apurement des dettes nigériennes.

Ces décaissements devraient permettre de relancer d’importants projets, comme celui du barrage hydro-électrique de Kandadji à l’ouest de Niamey, projet qui était paralysé depuis des mois en l’absence de financements. Les  quelques interruptions  de financements ont affecté surtout les grands projets d’infrastructures. Toutefois pour la majorité des projets, les autorités ont continué, d’une manière ou d’une autre, leur mise en œuvre.

Cette reprise des décaissements est une bonne nouvelle pour Niamey. Et pour cause : en 2022 et en 2023, l’institution avait dépensé respectivement 911 milliards de FCFA et 443,4 milliards de FCFA (avant la suspension) au Niger dans ses différents programmes d’aides.

Aboudou DIARRA

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