Africa Financial Industry Summit : à Lomé, la relance économique de l’Afrique en débat

Africa Financial Industry Summit (AFIS) est de retour en présentiel. Et pour cette deuxième édition, la plus grande réunion des leaders de l’industrie africaine pose ses valises à Lomé à partir de ce lundi 28 novembre 2022. Plus de 500 participants parmi lesquels les gouverneurs de banques centrales, les régulateurs du secteur de l’assurance, les responsables des marchés financiers, les dirigeants de grandes entreprises mais également des décideurs politiques au plus haut niveau dont le Président de la République Togolaise, Faure E. GNASSINGBÉ. Pendant deux jours, il sera question, au fil de réunions, tables rondes et keynotes de la relance de l’économie des États africains à travers le développement d’une industrie financière compétitive, innovante, inclusive et durable.

“L’Africa Financial Industry Summit, c’est un évènement qui réunit toute l’industrie financière africaine mais c’est surtout une plateforme de dialogue public-privé qui a pour vocation de répondre à quatre enjeux dont de contribuer au développement d’un secteur financier africain de classe mondiale, de placer l’industrie financière au coeur du projet de la Zlecaf, de doper l’inclusion financière et de d’assurer un financement durable des économies et enfin de donner une voix à l’industrie financière africaine notamment lors des débats sur la réglementation internationale”, a précisé Ramatoulaye GOUDIABY, Directrice de l’AFIS. Plusieurs thématiques sont alors au menu.

Un parterre de personnalités présente à l’ouverture

Qu’il s’agisse de transformer l’industrie financière face à l’éventualité de nouveaux chocs externes, de refonder le financement agricole pour lutter contre l’insécurité alimentaire (90 % des petits exploitants agricoles d’Afrique n’ont pas accès au crédit), de redéfinir le partenariat entre les banques, les opérateurs de mobile money et les fintechs (173 services de mobile money en activité, 621 millions de comptes enregistrés en Afrique en 2021), de réglementer les crypto-monnaies ou de trouver les recettes pour le financement des PME (62 % des PME d’Afrique subsaharienne n’ont pas accès aux prêts bancaires pour un déficit de financement évalué à 330 milliards de dollars), l’enjeu est énorme.

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“Le Togo revendique cet attachement au rôle du secteur privé dans le système bancaire. L’État doit vous épauler dans cette tâche. Notre succès commun dépend de cette collaboration entre les pouvoirs publics et le secteur financier”, a indiqué Faure GNASSINGBÉ, le Président togolais. Quatre missions sont alors essentielles à l’État a-t-il rappelé : rendre l’environnement des affaires attractif, favoriser l’information, jouer le rôle d’arbitre et enfin organiser l’innovation. Ce qui rejoint la conviction d’Amir Ben Yahmed, Directeur du Groupe Jeune Afrique, organisateur de ce sommet qui est convaincu que “dans un monde en crise, le continent doit faire de la recherche de sa souveraineté économique une absolue priorité”. Surtout dans un contexte où après s’est contracté de 2,1 % en 2020, une première année de récession depuis 20 ans, l’économie africaine s’est montrée résiliente. D’où pour lui, “la conviction qu’il y a une industrie prioritaire, centrale pour la croissance, instrumentale pour le projet de marché commun, une industrie qui peut être le catalyseur de toutes les transformations auxquelles nous aspirons”.

Modeste TOFFOHOSSOU

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